Cet épisode marque le tournant de ma découverte de la saga. S’amusant à jouer avec nos peurs les plus primales, les développeurs sortent des sentiers battus et proposent une aventure horrifique délaissant l’action au profit d’une ambiance glauque et angoissante.
Ce n’est pas un Resident Evil
Bien qu’il en porte le nom, le titre s’éloigne du lore et propose une aventure horrifique qui, je dois bien l’admettre, m’a un peu fait flippé, ce qui n’est pas chose aisée. Ici pas de zombies en pagaille ou d’infectés en tout genre, aucun héros de la saga ne fait son apparition, ni même le nom d’Umbrella. J’ai noté seulement 2 types de créatures que je croise assez rarement, en plus de chaque membre de la famille faisant office de boss.
Par moments, le jeu me rappelle Alien Isolation. Je fais face à des ennemis bien plus forts que moi, et dois progresser discrètement ou alors trouver des chemins alternatifs. J’adore. L’ambiance est sombre, ténébreuse. Chaque pièce, chaque scène invite au doute quant à la présence d’un ennemi. Ces derniers, assez rares, amènent avec eux le stress de l’affrontement.
Premier Resident Evil en FPS, le gameplay diffère de ses prédécesseurs tout en conservant quelques éléments de son ADN. Je retrouve les plantes vertes, mais pas de plantes rouges ou jaunes. Au fil de l’histoire, je fais l’acquisition de quelques rares nouvelles armes, mais impossible de les améliorer. Ici pas de marchand, mais il reste les énigmes qui alimentent le scénario. Ce dernier, original, donne envie d’en savoir plus sur l’origine de l’infection.





Une terreur maîtrisée
L’immersion dans cet opus est totale. Je baigne dans une atmosphère inquiétante en incarnant Ethan Winters, à la recherche de sa femme. L’environnement de la maison des Baker est superbement réalisé, avec une attention particulière aux détails. Les couloirs sombres, les bruits étranges et les apparitions soudaines m’ont constamment maintenu sur le qui-vive. Le jeu parvient à distiller une peur constante, faisant de chaque recoin une menace potentielle.
L’aventure principale se termine en 12h, en prenant le temps de fouiller et de frissonner. Je vous invite à faire les extras « Not a Hero » et « End of Zoe », véritables chapitres de 2h chacun, clôturant l’histoire avec panache.
Je ne jouerai plus jamais au blackjack. Saw peut aller jouer à la marelle maintenant.
Helbaal
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, Resident Evil 7 réussi le pari de revenir à la source : la maison du mal, dans un opus innovant et terrifiant.



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