Dans l’espace personne ne vous entend crier, à l’exception du prédateur ultime : Alien. Ce reptilien au sang froid voit ses sens de chasseur surdéveloppés, et il m’a prit en grippe. Isolé, sans moyen de communication, seule ma capacité de furtivité me garde en vie. Mais pour combien de temps ?
Inventé par Hans Ruedi Giger, un artiste suisse, Alien a été pensé pour tuer. Chacun de ses sens et se ses particularités physiques sont aiguisés pour insuffler la peur. Son ouïe traverse les murs, sa bave est acide, sa queue de scorpion est aussi mortelle que précise, sans compter sa double mâchoire légendaire, ses cris tétanisants, ses griffes faisant passer celles d’un tigre pour des cure-dents, sa rapidité et sa résistance. Il est intuable de manière conventionnelle. Bref, le tueur parfait.





Le tueur le plus mortel me chasse
Je suis Amanda Ripley, fille de Ellen Ripley l’héroïne des films. Le jeu se situe chronologiquement après Alien 4. En recherche de réponse, je rejoins une équipe de sauvetage suite à un appel de détresse. Cet appel est émis par le vaisseau spatial depuis lequel ma mère a disparu. J’ai joué en difficulté expert pour 20h de jeu, 1h pour le DLC, et 1h sur les défis, et j’ai adoré.
Rapidement je fais face à différentes situations hostiles. Certains humains ne font plus confiance à personne et tirent sur tout ce qui bouge, les synthétiques – aka les androïdes -se rebellent, un Alien me prend en chasse, et pour finir le vaisseau se désintègre de plus en plus. Mon héroïne du moment ne fait pas le poids face à tous ces ennemis, ma meilleure porte de sortie reste la discrétion.
L’Alien est l’un des gros points forts du titre. Ses instincts de chasseurs réagissent à mes actions. Je cours il m’entends, ma tête dépasse de derrière le canapé il me voit, je tire à l’arme à feu il m’entend, j’éternue il répond « à tes souhaits », et s’il me choppe je suis mort, aucune échappatoire. En résumé je dois me faire extrêmement discret, et ça marche carrément bien. Le canon de mon revolver est resté froid durant toute la partie, seul mon fusil à pompe a retentit dans la station trois ou quatre fois lors des situations extrêmes.



Une tension permanente
Le vaisseau est parsemé de cachettes et de passages dérobés. Et si l’Alien me repère et me charge je peux le repousser au lance-flamme. Mais les munitions sont très limitées, je les utilise avec parcimonie. Autant dire que je meurs quelques fois, avec des animations me faisant comprendre que je n’ai pas la moindre chance de m’en sortir.
Les synthétiques hostiles sont quant à eux extrêmement résistants au balles, au feu et au corps à corps. Le moyen le plus efficace reste de les éviter, car contrairement à l’Alien ils sont plus lents que moi. Sinon pour m’en débarrasser je les électrise via un taser ou une grenade IEM avant de les finir à la clé à molette, où leur tire à la tête avec le pistolet à clou qui a le mérite d’être silencieux et efficace.
Le système de sauvegarde a largement contribué à raidir mes épaules, j’aurais bien besoin d’un massage. A l’instar de Resident Evil 4, il n’y a aucune sauvegarde automatique. Je sauvegarde uniquement sur les machines dédiées à cette action, et si je meurs je recommence tout le passage. Certaines sauvegardes sont assez éloignées, autant dire que j’avance prudemment.



En vrac
Les points positifs : un DLC pour les fans malgré la très courte durée de vie, l’Alien ne se met pas en pose lorsque j’active un mécanisme ou consulte une console, lancer une grenade aveuglante sur des ennemis attire l’Alien sur eux, le climat angoissant via une bande son magistrale, le jeu reste très beau malgré qu’il date de 2014.
Les points négatifs : les grenades sont globalement peu utiles, certains mini-jeux permettant de débloquer des mécanismes sont sans intérêt, un raccourci pour le soin serait un plus.
L’Alien n’arrête pas de me coller, je dois sentir le jambon à l’os d’Italie du sud, avec sa petite persillade au beurre.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, l’Alien me chasse dans une aventure prenante, où la tension et l’angoisse prennent le pas sur l’action frontale. La discrétion est de mise pour rester en vie. Un jeu que je recommande chaudement.



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