Grand amateur d’échec dans mes jeunes années, j’ai gardé cet amour pour ce jeu si particulier. Les échecs c’est comme le vélo. Bien que moins affuté aujourd’hui, mes réflexes reviennent assez vite et je prends toujours plaisir à jouer quelques parties au coin du feu. Je vais passer un bon moment.
Le lancement du jeu fût laborieux, en mode fenêtré avec une résolution non modifiable. Mes 2è et 3è écran se sont éteints au changement de mode d’affichage, il a fallu bien 15 minutes pour que tout soit bon. Une fois fait, l’interface se veut simple et je lance la première partie en laissant tout les paramètres par défaut.



La 3d c’est pour les charlots
Dès le début je rencontre des difficultés avec l’échiquier en 3d, je repère assez mal les pièces dans l’espace. Le déplacement de la caméra n’aide pas, elle ne vas pas ou je demande et se replace sur des angles avec une mauvaise visibilité sur l’échiquier. Le jeu propose différents environnements, dont certains génèrent des reflets sur le plateau qui tout simplement m’empêchent de voir une partie du jeu. J’ai déjà fait des parties à l’aveugle, mais pas besoin d’un logiciel pour fermer les yeux.
Je passe sur le design des pièces que je peux changer au point de ne plus reconnaître un cavalier d’un fou, par contre elles ont le mérite de mettre des ambiances différentes ce qui a un côté plaisant. Les musiques proposées sont quant à elles variées, apaisantes, et collent très bien à l’univers. C’est d’ailleurs le seul point que j’ai apprécié, il y a de très beau morceaux.
L’IA c’est pour les faibles
Mon adversaire est une IA de 1400 élo. La première partie est chaotique, les dons de pièces se font des deux côtés et je finis par perdre. Je remporte les parties suivantes, et le moins que je puisse dire est que l’IA n’a pas 1400 élo. Je joue contre un novice connaissant les ouvertures, puis en milieu de partie déplace les pièces de manière assez hasardeuse. Avec ses dons réguliers j’ai l’impression d’être la croix rouge. L’IA max a 1800 élo, mon niveau à 17 ans, sans commentaire.
Le multi c’est pour les nuls
Ce paragraphe sera le paragraphe le plus court de l’histoire des paragraphes depuis la création de l’humanité. Le multi est inaccessible, un beau message d’erreur s’affiche sur toutes les pages. Fin.


Les défis c’est pour la déco
Enfin, le jeu propose des défis qui consistent à mater en 1 coup, 2 coups, jusqu’à 7 coups. Certains ne sont vraiment pas évident, mais sont limités à 10 défis par catégorie, soit 70 défis. J’ai fait les 20 premiers en 10 minutes. N’importe quel jeu d’échec en ligne est gratuit, et propose des défis plus avancés et diversifiés à l’infini.
L’ergonomie c’est pour les fainéants
Un mot sur la jouabilité claquée au sol, en tout cas sur PC. Je ne peux pas cliquer sur les cases, sans doute à cause du passage en mode plein écran. Je dois placer le curseur de souris sur la pièce à déplacer, appuyer sur Enter du clavier pour la sélectionner, idem pour la case d’arrivée.
L’interface est elle aussi mal pensée. Pourquoi mettre un bouton pour recommencer un défi alors que le joueur peut repasser par les menus en 17 clics ? Pourquoi intégrer des aides à la réflexion lorsque le joueur dispose d’un cerveau ? Et surtout, pourquoi revoir ses parties et analyser les coups ? Y’a des bouquins pour ça.
Tient il sacrifie sa dame, je vais me faire mater ? Ah non, il devait juste avoir une dent contre mon pion.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, échec et mat. Ce jeu une catastrophe dans le monde des échecs et cumule tout ce qu’il ne faut pas faire. Il plaira peut-être aux novices voulant apprendre les règles dans un cadre plaisant.



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