Après le terrifiant et excitant Resident Evil 2 remake, je poursuis ma quête face à l’apocalypse zombie avec le remake du troisième opus. Frissonnant d’impatience, je me lance dans ce nouveau défi et affronte l’effroyable Nemesis en plein cœur de Raccoon City.





L’horreur par l’ambiance, et non par le gameplay
Tout comme son prédécesseur, je suis frappé par la beauté des graphismes, et là aussi la vue TPS vient remplacé la caméra fixe du jeu original. Chaque détail est soigneusement rendu, des rues dévastées de Raccoon City aux créatures qui rôdent dans l’ombre. L’ambiance sanglante est palpable, alimentant le désespoir de ma condition. J’ai apprécié rejouer Jill, le personnage que j’avais choisi dans le premier Resident Evil.
Le jeu se situe juste avant le 2, et agrémente le lore des situations précédemment rencontrées. Ainsi je croise l’armurier que Léon rencontrera à son tour dans le 2, et découvre comment certains cadavres zombies ont atterris dans le commissariat, dans l’exacte position cauchemardesque dans laquelle je les avais trouvés.
Cependant, malgré cette immersion visuelle, la déception m’a rapidement saisi. Tout d’abord, le jeu est trop généreux en sauvegardes. À tel point qu’il ôte une partie du suspense et de la tension qui font le charme des Resident Evil. Je me sentais un peu trop en sécurité, sachant que je pouvais sauvegarder quasiment après chaque action, sans compter les sauvegardes automatiques toutes les 3 minutes.
Pour renforcer cette sérénité, les munitions se montrent suffisamment abondantes, ce qui diminue également le sentiment de danger. J’attends d’un jeu d’horreur un peu de tension, ou chaque pas augmente l’inquiétude de l’instant. Mais lorsque j’ai plus de balles que je ne peux en porter, cela enlève l’adrénaline du combat pour la survie.


Ce qui ne me tue pas me rend plus fort
Parlons maintenant de l’intuable chasseur Nemesis. Les duels contre ce redoutable ennemi sont certes épiques, mais je m’attendais à un peu plus de variété. Les affrontements se suivent et se ressemblent, ce qui a un peu entaché l’excitation que j’avais à affronter cette bête implacable. Au final, Jill parcours les rues en évitant la plupart les zombies au vue de la place disponible, et affronte ou fuit Nemesis régulièrement.
En ce qui concerne l’équilibre entre action et tension, le jeu penche définitivement vers l’action. Bien sûr, il y a quelques moments de suspense, mais ils sont interrompus par des séquences d’action frénétique. Cela peut plaire à certains, mais pour moi, cela diminue l’impact des moments les plus intenses.


Finalement, le jeu se veut court. Très court. Comptez entre 6h et 8h pour votre première run et tout explorer. Pour ma part, le jeu m’indique 7h28, sans compter les morts et les pauses, et 9h avec. Aucun niveau bonus, de scénario bis, ou d’autres personnages jouables.
En fin de compte, Resident Evil 3 remake est une expérience divertissante mais trop courte. J’ai apprécié ma balade à travers les rues infestées de zombies, mais ce jeu ne restera pas gravé dans ma mémoire comme ses prédécesseurs.
Vu la quantité de munitions dans mon coffre, je m’offre le luxe de tirer sur les cadavres afin de vérifier s’ils sont bien morts.
Helbaal
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, Resident Evil 3 remake est un jeu d’action horrifique, qui rate son rendez-vous avec la tension attendue d’un survival horror.



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