Alan Wake

Par son approche psychologique, le jeu me plonge directement dans une réalité à mi-chemin entre le fantastique et l’horreur. Je vis à l’intérieur d’un roman de Stephen King, un mélange de Christine, Simetierre, Misery et surtout Sac d’os. Je suis un grand fan de ses œuvres.

La première fois que j’ai joué à Alan Wake en 2010, c’était sur ma bonne vieille Xbox 360. Pas loin de la révélation, le jeu m’avait particulièrement marqué. Cette version remastered me ramène 13 ans en arrière, et mon expérience des jeux vidéo me rend plus dur sur le game design et le level design des jeux. Un vrai bon jeu est dur à produire.

Une atmosphère psychologiquement oppressante

A l’instar d’un Silent Hill, Alan Wake mise sur une ambiance me prenant directement à la gorge. Les évènements que subit le héro sont inexplicables. C’est dans ce monde irrationnel que je dois me battre pour sauver ma femme, à moins que la raison m’ai définitivement quitté ?

Je progresse à travers les arbres et les ombres, ma lampe torche faisant office de rempart face à l’obscurité grandissante. Cette dernière me poursuit et sème le chaos sur mon passage. J’ignore pourquoi elle me chasse, et j’en apprends un peu plus à chaque épisode. L’histoire est poignante, bien écrite et contée magistralement. Les sons, la forêt, les effets de lumières, les ombres, tout est en place pour me retourner le cerveau. J’adore.

Le premier DLC quant à lui est décevant, et n’apporte rien à l’histoire. C’est une suite de combats sans grand intérêt. Le second DLC est bien différent, et amène des réponses, ouvre des portes vers un futur Alan Wake 2, je vous conseille de faire uniquement le 2è DLC en passant outre le 1er.

Un gameplay en demi-teinte

Contrairement à ma première run en 2010, je suis devenu plus sensible sur les déséquilibres dans le game design des jeux, et Alan Wake se prend un peu les pieds dans les racines. Le gameplay est bon qu’on se le dise, mais remplit de détails le rendant un peu fade, et par moment mauvais dans certains des choix effectués.

Je commence par le plus évident, la montée en compétence inexistante. En terme de gameplay, les 10 premières minutes du jeu sont totalement identiques aux 10 dernières, et tout ce qu’il y a entre. Je n’apprends aucun mouvement, aucune compétence, et au final je fais la même chose tout du long sans la moindre variation. J’ai bien différentes armes mais trop similaires les unes des autres, donc rien de tangible. Le gameplay est génial la première heure, et répétitif les heures suivantes.

Vient ensuite un problème majeur lors des affrontements. Les ombres m’attaquent par petits groupes de 3 généralement, et parfois viennent par vague. Lorsque je vise avec ma lampe torche la caméra est focalisée sur l’ennemi visé, or l’apparition d’une ombre dans mon dos tout comme leurs attaques sont silencieuses. Impossible de localiser les ennemis dans l’espace, je me prends inévitablement de frustrants dégâts.

Il y a également les zones où les ennemis apparaissent à l’infini, impossible de fouiller la zone sans vider tous mes chargeurs. Mais je suis un Sioux, J’ai trouvé une technique pour passer entre les mailles. Courir au max sans tuer les ombres, et poser quelques fusées éclairantes lorsqu’elles se rapprochent un peu trop. Je fonce vers la sortie de la zone, une fois atteinte toutes les ombres disparaissent.

En vrac

Point négatifs en vrac : la caméra qui change lorsque je fais une marche arrière en conduisant, quelques lags en 4k j’ai un peu baissé la résolution, les sauts imprécis, ramasser une arme la place dans mes mains ce qui m’enlève mon arme courante.

Points positifs en vrac : les objets vivants, la mine particulièrement angoissante, des personnages marqués, les fous de l’asile, le cri de la maison du dernier chapitre totalement terrifiant, le rythme du jeu.

Deux possibilités. Soit je délire dans une chambre capitonnée – je nie toute ressemblance IRL -, soit les démons existent.

Citation du live

Note : 5 sur 5.

1ère impression

Note : 3 sur 5.

Degré de fun

Note : 4 sur 5.

Sexytude

Note : 2 sur 5.

Envie d’y retourner

En résumé, le jeu prenant, angoissant et oppressant. Le scénario est aux petits oignons, et seul les erreurs de gameplay viennent entacher ce jeu mythique.

En savoir + sur le système de notation


Alan Wake 14/20
Date de sortie : 5 octobre 2021 (remastered)
Mon temps de jeu : 15h
Durée de vie : 15h DLCs inclus
Prise en main : Facile
Difficulté : Moyen
Public : 18+

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