Je suis un dieu. Le dieu des nuggets, car c’est ainsi que s’appellent les habitants de ma planète. Cette planète qui d’ailleurs est mon terrain de jeu, avec des ressources finies tout comme notre belle Terre. The Universim est un jeu de gestion solo de type God game. Il est pour moi la suite spirituelle de Populous.
Le but du jeu est de faire prospérer ma civilisation de nuggets de l’âge de pierre à l’âge de l’espace. Je commence avec 2 nuggets, un homme et une femme. Ils sont heureux, et font très vite des bébés nuggets qui eux même à la façon Game of Thrones font d’autres bébés nuggets et ainsi de suite.





Les nuggets sont autonomes. Et en tant que dieu je place les bâtiments principaux, influence les votes, incite à s’installer plutôt ici que là, etc. Certaines mécaniques font penser à Timberborn. Un arbre gigantesque des technologies rythme le jeu. Il avance à vitesse constante, je dois simplement indiquer quelles seront les prochaines recherches à débloquer. Certaines font passer à l’âge suivant.
Bref je joue à dieu. Mais surtout, j’utilise mes pouvoir divins pour faire trembler la terre, pousser des arbres, apporter l’électricité avec la foudre, protéger les habitants des catastrophes climatiques, et plus encore. Les pouvoirs sont assez plaisants à utiliser, mais pas infinis. Il faut gagner des points divins pour les utiliser, soit en été aimé, soit en étant craint. J’aurais aimé voir plus de pouvoirs, il y en a assez peu.
Le jeu est assez beau, je dézoome pour voir la planète entière, et je zoome pour admirer un nugget taper du marteau sur une nouvelle construction. Les cycles jour nuit s’alternent ainsi que les saisons, ce qui impacte le gameplay.
La caméra est facile à manier, même si je me perds de temps à autre pour retrouver mes bâtiments, surtout lorsque la planète est colonisée presque entièrement. Les filtres d’affichage sont bien pensés et nous aident réellement à gérer l’eau, l’électricité, la santé, et tous les aspects utiles au bien être de nos nuggets.


Le passage d’âge est assez palpitant et tient ses promesses. Tous les bâtiments évoluent, encore faut-il avoir les bonnes ressources. A moi de bien gérer les stocks, les approvisionnements et la manufacture des ressources plus complexes.
Mais tout n’est pas rose sur la planète des nuggets. D’autres civilisations tentent de coloniser cette boule flottante. La composante armée existe, mais est dispensable. La planète quant à elle se dégrade et apporte diverses infections, sans compter la pollution de l’eau et de l’air. En tant que dieu tout puissant je suis attentif à l’environnement des nuggets et ce n’est pas toujours simple.



Malheureusement le jeu est pourvu d’un gros, très gros défaut dans son gameplay, qui je l’espère sera rectifié. Les infections déciment littéralement ma population, des fois divisées par 10 en quelques minutes. Cet aspect est beaucoup trop punitif pour ce type de jeu, il faut du courage pour repeupler et reconstruire. Car oui, si je n’ai pas assez de nuggets pour entretenir mon œuvre, les bâtiments se dégradent et finissent par sombrer.
Le jeu pèche aussi par les temps d’attente. Après avoir donné une série d’ordres, il n’est pas rare d’attendre 10 à 15 minutes qu’ils soient exécutés. Les recherches peuvent aussi ralentir le jeu dans la mesure où elle avancent sur une timeline fixe.
Pour finir sur l’interface, je la trouve trop petite et les bâtiments ne sont pas toujours très bien ordonnés. Je passe plus de temps à chercher les bons menus qu’à les utiliser, ce qui nuit un peu à l’expérience globale.
Je peux nommer les nuggets. Le maire s’appelle désormais Poulet Enchef sur la planète Cotcot. Je suis le Dieu Cocorico.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, le jeu est très beau. Je me prends d’affection pour mes fidèles nuggets. Voir la civilisation évoluer aussi vite que la planète se dégrade a un goût de déjà vu. Ca fait réfléchir.



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