Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. La suite de The Forest vient de sortir en accès anticipé, et elle m’a fait flipper. Je suis passé d’agneau à loup pour affronter mes peurs, en particulier les mâchoires sur pattes particulièrement belliqueuses. Une agréable découverte pimentée d’une déception sans nom.
Avant d’aller plus loin, j’insiste sur le fait que le jeu est en accès anticipé. Autrement dit il n’est pas terminé, que ce soit au niveau des mécaniques de jeu que pour l’histoire. Ensuite je n’ai pas joué à The Forest, je ne vais donc pas avoir d’éléments de comparaison, c’est pour moi une découverte. Pour finir, j’ai joué avec 2 amis – qui eux ont limés The Forest de long en large – tout du long en standard, sans modifier les paramètres du jeu.





La flippitude
Vous le savez maintenant, j’aime les jeux d’horreur et d’angoisse. C’est mon côté jovial. Mes débuts dans la forêt sont dantesques. Rester planquer derrière les potes au moindre cri bestial ? Lol, je fonce tête baissée sur les golums qui nous attaquent avec pour seule arme un simple bâton et un slip de bain. Après une ou deux morts je me dis que rester groupé c’est tout de même plus sympa, la camaraderie, les coups de piques qu’on se met dans les mollets lorsqu’on tape à côté, ça met l’ambiance.
Il y a peu de variété d’ennemi à l’extérieur. Je croise les fameux golums qui grimpent dans les arbres et nous attaquent régulièrement, et des tribus regroupées dans des campements, composées d’ennemis standards avec ou sans armure, d’un ou deux géants, et de temps en temps de gros balourds ensanglantés. On apprend vite à gérer tout ce petit monde. Au final à l’extérieur, la peur est présente le temps de la découverte, ensuite c’est assez simple.
Puis il y a les zones intérieures, comme les grottes. Là c’est une autre histoire, je ne fais pas le fier. Avec une visibilité grandement réduite, les ennemis sont plus agressifs et coriaces. Je croise des bébés sauteurs, des golums nyctalopes, et les fameuses mâchoires sur pattes, résistantes et mortelles. Et sans arme digne de ce nom elles ne sont pas évidentes à gérer.


Astuce 1 : comment neutraliser facilement les mâchoires sur pattes avec une simple lance. Etape 1 : taper dans les rotules pour les faire tomber. Etape 2 : les achever avant qu’elles se relèvent.
Astuce 2 : comment combattre dans les grottes. L’un des membres du groupe utilise la croix religieuse pour faire flamber les créatures, ça fait des dégâts et ça aide à les repérer dans le noir. Les autres n’ont plus qu’à jouer au tir au pigeon avec une arme à distance.
L’exploration au top
Le kif, j’aime explorer et farfouiller partout, trouver des secrets. Alors que les copains dépouillent des campements, de mon côté je pars en exploration des grottes et de chaque point d’intérêt. Lorsqu’après 2h de recherche je trouve un élément important comme un ouvre boite, j’ai la sentiment d’avoir accompli un haut fait. La map est suffisamment grande pour partir en exploration, et assez petite pour ne pas à marcher 30m entre 2 lieux. J’ai particulièrement apprécié les ballades en montagne offrant des vues imprenables sur l’île.
Un seul regret, je dispose d’un gps m’indiquant avec exactitude tous les points d’intérêt. J’aurais préféré avoir des indications plus vagues à la Subnautica. Par exemple trouver un document indiquant qu’une entrée de grotte se situe à 300m à l’est de l’épave d’avion en suivant la rivière.


La survie, où es-tu ?
Je dois boire, manger et dormir. Les 2 premières heures c’est chaud, je commence sans rien dans mon inventaire et je ne sais pas ce que l’île offre. Après 2h de jeu ces indicateurs n’ont plus aucun intérêt. J’ai crafté une gourde qui règle définitivement le problème de la soif, et la nourriture est présente à foison dans le jeu. Mon inventaire est full full full, je pourrais survivre facile une partie complète avec ce qui est dans mon sac. Quand au sommeil, il suffit de planter sa tente et de dormir.
Je termine rapidement sur les morts qui ne sont pas punitives. C’est bien, je n’aime pas du tout refaire. Mais pour le coup c’est un peu trop, lorsque je meurs mon personnage respawn dans un endroit safe le plus prêt possible du lieu de ma mort. Je ne perds absolument rien, autrement dit foncer dans le tas n’a pas de répercussion, ce qui enlève le côté prudence et frisson. Par exemple dans Dead Space, si je meurs Isaac revient à la dernière sauvegarde, et les points de vie sont très précieux. Ca appuie le côté angoisse de la mort.


Le craft et la construction
Pour faire court, la construction ne sert à rien à part à faire joli. Nous avons bâtis différentes cabanes en bois, plus ou moins élaborées, mais sans jamais y revenir. Le jeu permet de tout porter dans son sac à dos, et monter sa tente est plus efficace que de construire des cabanes. La construction c’est juste pour le fun, c’est marrant d’essayer mais inutile.
Le craft quant à lui est plutôt bien pensé. Je dois ouvrir mon sac, disposer les matières premières nécessaire de l’élément désiré, puis le monter. Pendant ce temps là je ne vois que mon sac posé au sol, incapable d’anticiper les attaques ennemies. Par chance à 3 c’est plus facile, car même en pleine attaque je peux ouvrir mon sac pendant que mes compagnons me protègent, prendre une grenade et péter le game.


L’histoire au 3è plan
Que dire sans spoiler. Il y a un début classique, un crash sur une île remplie de créatures hostiles. Un milieu sans histoire, je trouve bien quelques bribes sur des documents trouvés de-ci de-là mais rien de tangible. Et une fin, en fait il n’y a pas vraiment de fin, je pense que les développeurs ne l’ont pas mise dans la version anticipé. C’est juste nul. Je n’en dis pas plus.
Je termine rapidement sur l’ambiance du jeu assez bonne, que ce soit au niveau des graphismes ou du son. Les environnements sont magnifiques, mais les créatures sont un peu moins réussies car peu détaillées. La forêt est oppressante, quel plaisir d’en sortir un moment en grimpant sur les hauteurs, un vrai bol d’oxygène. Les grottes sont également très réussies, angoissantes et obscures, elles me font penser à l’excellent film The Descent.
Viser la tête c’est bien, mais les rotules c’est pas nul.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, cet accès anticipé propose une belle balade forestière entre les monstres. J’ai aimé le faire avec des amis pour les parties exploration et combats dans les grottes.



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