Ce FPS incorporant des éléments d’horreur promet une expérience sombre et captivante. Son atmosphère mystérieuse m’invite à explorer des environnements spatiaux aussi fascinants que dangereux, à mi-chemin entre Dead Space et Dishonored.





Une navette pour le roi
En tant que protagoniste de cette aventure, je me retrouve dans la peau de Morgan Yu, un scientifique évoluant à bord de la station spatiale Talos I. L’histoire démarre de manière intrigante : je me réveille sans aucun souvenir de mon passé, plongé dans un monde en proie au chaos. Rapidement, je découvre que la station est infestée par une forme de vie extraterrestre hostile, les Typhons, dont il me faut absolument percer les mystères pour survivre.
Chaque recoin de Talos I recèle de cachettes à découvrir et de dangers à affronter. Les décors sont somptueux, allant des vastes salles de la station aux confins ténébreux et oppressants de l’espace. La direction artistique du jeu offre une esthétique à la fois futuriste et rétro, mêlant technologie avancée et éléments rappelant les années 1960, comme le mobilier.
L’une des principales forces de Prey réside dans sa liberté d’approche. Je peux choisir ma manière d’aborder les situations, que ce soit en optant pour l’affrontement direct avec les ennemis ou en privilégiant l’infiltration et la discrétion. Au début du jeu, sans compétences avancées, j’opte pour une approche silencieuse, alors qu’en fin de partie je prends plaisir aux combats directs, abusant de mes pouvoirs psioniques.
Et c’est ce qui rend Prey réellement captivant. Grâce au Neuromod, une technologie révolutionnaire, je peux acquérir des compétences surhumaines qui altèrent ma perception du monde et changent radicalement ma manière d’aborder les défis qui se dressent sur mon chemin. Cette capacité à modeler mon personnage selon mes préférences donne une profondeur et une rejouabilité remarquables au jeu.
Ainsi, je me dédouble, prends le contrôle d’un ennemi, obtiens des pouvoirs élémentaires, ou encore me transforme en objet comme une tasse à café, afin de m’infiltrer dans de petits interstices. Les pouvoirs proposés sont assez jouissifs.





Dans l’espace, les Mimics vous entendent crier
Enfin, l’horreur prend vie à travers une série d’éléments inquiétants qui hantent les couloirs désolés de la station spatiale Talos I. Les Mimics, ces créatures insaisissables capables de se métamorphoser en objets inoffensifs, ajoutent une tension constante à chaque exploration. Chaque objet inanimé devient une source potentielle de terreur, car je sais que n’importe quoi pourrait se transformer en prédateur à tout moment.
Les rencontres avec les Fantômes, des manifestations spectrales de l’équipage décédé, renforcent le sentiment d’isolement et de danger imminents. Et lorsque la nuit tombe sur Talos I, les Cauchemars surgissent, des entités monstrueuses traquant impitoyablement leur proie, me forçant à me cacher dans l’obscurité de la station, où chaque bruit semble être le présage d’un destin funeste. Ce n’est qu’après avoir débloqué les pouvoirs les plus puissants que je bravais courageusement cette monstruosité.
En parallèle de son gameplay riche et varié, Prey offre également une intrigue complexe et immersive, parsemée de rebondissements et de choix moraux délicats. Chaque décision que je prends a un impact sur le déroulement de l’histoire, et les multiples fins possibles ajoutent une dimension de profondeur et de réflexion à l’expérience de jeu. Les quêtes secondaires sont intéressantes, et apportent leur lot de surprises, je vous conseille de les faire.


Ma deuxième arme, une arbalète… en mousse
Le jeu peut paraître facile pour les habitués du genre, mais jouer en mode survie est une toute autre histoire. Il faut gérer les traumas, l’oxygène, les défis de ce mode de jeu sont bien plus redoutables.
Enfin, le jeu regorge de petits clins d’œil inattendus, destinés à ravir le joueur attentif et curieux. Des employés qui jouent à un jeu de rôle, des histoires rocambolesques, une navette à explorer au cœur du néant, une arbalète qui tire des carreaux en mousse, les développeurs partent en vrille. Et pour finir, un Fantôme m’a attaqué dans l’ascenseur, une seule fois dans toute la partie ! Tu prends l’ascenseur 200 fois en toute sérénité, et à la 201è les lumières s’éteignent et un alien te saute à la jugulaire la mâchoire en avant.
Mais le jeu n’est pas dénué d’imperfections. Quelques petits défauts viennent amener un peu de frustration, comme l’impossibilité de passer à travers certains conduits sans avoir recours à une transformation, l’impossibilité d’assigner une touche aux pouvoirs ce qui met le jeu en pause à chaque changement, pas terrible dans les gunfights, ou encore le manque de diversité des armes. Pour finir, au début du jeu les armes paraissent un peu molles, mais l’univers m’embarque et me fait oublier ce défaut.
Avec le pouvoir psionique du choc psychique, je deviens le cauchemar des Cauchemars et leur fais face.
Helbaal
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, Prey est une pépite mêlant science-fiction, horreur et intrigue. À faire absolument.



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