Un bras, c’est tout ce qu’il faut pour porter une arme à feu. Le second bras étant coupé, il sera remplacé par un canon brise murs. Ca va très vite dans ce FPS survitaminé de type die and retry, se reposer est synonyme de mort prématurée. Pas l’temps d’niaiser.
Ce jeu indépendant ne paie pas de mine. Et n’étant pas un grand adepte des die and retry je me suis surpris en train d’apprécier ce titre. Mais oublions le scénario, essentiellement parce que je ne l’ai pas vraiment suivi, du coup ça m’arrange un peu. Le plus important est que notre personnage féminin n’a qu’un bras, et le gameplay introduit des mécaniques directement liées à cet état de fait. Sur le coup je n’y avait pas pensé, mais c’est puissant.


Un système de fou sans recharge
Je commence par le plus excitant et le mieux pensé, mon héroïne n’a qu’un bras. Je ne porte donc qu’une seule arme, ne regarde pas dans un viseur, et surtout, surtout, je ne peux pas recharger !!! Une seule solution, je déglingue des ennemis avec mon unique chargeur, et une fois vidé je me débarrasse de mon arme pour en récupérer une autre en pleine glissade. L’arme récupérée n’a peut-être qu’un demi chargeur plein, que je vide et rebelotte. Le tout à 100 à l’heure.
Un gameplay nerveux
Le gameplay est simple, difficile à prendre en main, et redoutable. Le jeu propose 5 niveaux de difficultés, et suggère le niveau 2 pour débuter. Je ris du haut des mes 40 ans dont 35 baignés dans le jeu vidéo. C’est évident que j’attaque tout de suite avec la difficulté 3. Après 30 minutes de jeu je repasse à la difficulté 2, la prise en main et la nervosité du jeu demandent un petit apprentissage avant de s’attaquer aux difficultés plus accrues.



Je dispose de points de vie symbolisés par un trèfle à 4 feuilles, d’une jauge de ralenti, et d’une arme à feu. Le bullet time se déclenche avec le clic droit, et le tir avec le clic gauche. Simple et efficace. Mais voila, c’est un die and retry. Le jeu est très rapide et plutôt nerveux, sans compter les ennemis assez nombreux n’attendant pas que je vienne chercher la castagne pour me traquer. La vie descend très rapidement lorsque je me fais toucher, ainsi que la jauge de bullet time à l’utilisation. Il faut constamment bouger et tuer, car l’élimination d’un ennemi rend de la vie et du bullet time instantanément. Enchainer les kills devient vite indispensable.
Le plus complexe à appréhender sont les déplacements. Je peux courir, sauter, glisser et plonger en avant. Lorsque je glisse ou plonge en avant je suis invincible, autant dire que je privilégie ces 2 déplacements pour me maintenir en vie au milieu d’une dizaine d’ennemis. Cette maîtrise prend un peu de temps, encore une fois le jeu va très vite.


Les chats ont 7 vies, j’en ai 1000
Les niveaux sont courts et intenses. Une fois rodé j’en termine la moitié sans mourir, l’autre moitié avec quelques essais, et de temps en temps je rame comme un galérien et meurs des dizaines de fois. Ce sont principalement les niveaux avec des bords sans murs, les glissades très rapides permettant d’atteindre en une seconde le bout d’une pièce, il est aisé de se viander en bout de course. Alors imaginez dans un train, sur des wagons plats, un vrai carnage.
Durant ces niveaux plus compliqués je me suis fait la remarque que le nombre d’insultes à la minute était un peu trop élevé. Je prévois de me faire un dico d’insultes customisées sans vulgarité, un peu à la capitaine Haddock. Ce sera mon côté friendly rageur sur les die and retry.
Il y a bien sûr quelques défauts. Le plus gros reste le boss du chapitre 5, un méca non adapté au gameplay. Il est mal pensé et amène un pic de difficulté jouant principalement sur la chance. C’est bien dommage car tout le reste du jeu est assez grisant.
Pas de bras, pas de chocolat. Mais un flingue, un chargeur, et un canon. Je gagne au change.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, ce FPS nerveux m’a embarqué avec son gameplay original et ses mécaniques bien huilées. Je vous invite à vous y intéresser.



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