Je suis badass, musclé et guerrier. Donner des baffes au petit-déjeuner est mon quotidien et Conan le barbare passe pour un végétarien à côté de moi. Je suis Slain. Armé d’une épée faisant 3 fois mon poids, mon héro parcours les enfers pour sauver le monde encore une fois.
Dans ce jeu de plateforme indépendant aux allures vintage, je dirige un héro malgré lui dans des niveaux sanglants. Il ne faut pas se tromper, ici rien n’est facile. Le jeu hérite plus d’un Dark Soul que d’un Super Mario. Tout est fait pour me tuer : marcher sur un caillou, parer dans le mauvais 1/4 de seconde, sauter trop tôt ou trop tard, bref mes actions sont millimétrées.





Bloquer, taper, recommencer
Le gameplay est relativement simple de prime abord. Je dispose d’un nombre limité d’actions : sauter, parer, attaquer et esquiver. Une barre de vie anecdotique tenant au maximum 3 coups contre les boss me sépare de la mort. Le personnage dispose également de mana servant à lancer des boules d’énergie, ou à effectuer attaque spéciale vidant entièrement la réserve.
Mais le principal point fort du système de combat réside dans la parade, qui faite au bon moment génère une parade parfaite et octroie des dégâts critiques au prochain coup d’épée. Cette parade parfaite est très dure à maîtriser. Je dois la faire juste avant de me prendre une mandale, et le timing est extrêmement serré. Je parle ici de 0.25 secondes max de fenêtre de clic. Le second point fort, qui dépend également du timing mais bien plus facile à réaliser, est de donner un coup d’épée sur une boule de feu la renvoyant vers l’adversaire.


Je meurs, un peu, beaucoup, à la folie
Ceux qui me connaissent savent que les die and retry ne sont pas ma tasse de thé. Je meurs beaucoup ce qui a tendance à jouer sur mes petits nerfs si fragiles. Et lorsque je maîtrise enfin un boss après plusieurs essais, je me retrouve avec 2x le même boss simultanément à la phase suivante. Les cartes sont alors rebattues, m’obligeant à revoir la stratégie à mettre en place pour les occire.
Côté graphismes et bande son, les développeurs ont misé sur le style vintage. Pour ma part j’aime lorsque ma carte graphique chauffe et que les visuels en jettent. Pour autant je suis étonné d’assez bien aimer le style global. Par contre le jeu s’est lancé par défaut en 600×400 pixels… Le mettre en 4k est tout de même plus sympa.
Je termine sur le gros point noir du jeu, l’esquive, qui permet de dasher en arrière. Malheureusement j’ai le réflexe de diriger le personnage dans le sens où je veux dasher ce qui inverse le procédé et me jette dans les lames acérées des ennemis. Un exemple vaut mieux que mille mots : l’ennemi est à droite et m’attaque, je veux dasher à gauche et appuie sur la flèche gauche + touche de dash. Mon héro regarde alors à gauche et dash en arrière donc vers la droite, et me voila tranché en 2. J’ai arrêté le jeu à cause de ce point, par frustration du game design.
Si j’étais game designer je testerais le jeu. C’est pas possible de faire un système de dash qui défonce à ce point la jouabilité.
Citation du live
1ère impression
Degré de fun
Sexytude
Envie d’y retourner
En résumé, j’ai pris du plaisir au début du jeu malgré que ce soit un die and retry, mais le système d’esquive a complètement nullifié mon plaisir de jouer.



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